[Test] Assassin’s Creed IV Blackflag : Bon Jeu ? Bonne suite ?

Pour ce premier test (et peut-être pas le dernier) sur le site, j’ai décidé de parler du nouvel Assassin’s Creed, qui est un gros jeu, et qui dit gros jeu dit gros test, car il y a beaucoup de choses à dire dessus. C’est clairement le plus gros article du site, mais il n’en fallait pas moins pour parler de ce nouvel épisode.Assassin’s Creed IV (AC IV pour les intimes) est le sixième volet de la série des Assassin’s Creed sur console de salon (A cela rajoutez les épisodes sur consoles portables et Smartphones) développé et édité par Ubisoft. Et autant le dire tout de suite, je suis mitigé par rapport à ce jeu, du fait que j’en attendais beaucoup par rapport au précédent qui avait une fin amenant à un énorme cliffhanger. Ainsi, pour faire ce test, j’ai décidé de le diviser en deux comme le montre le titre, je vais en prime parler de ce jeu en tant que simple jeu, excluant ainsi les épisodes précédents, et ensuite en parler en tant que suite de la série. Si vous ne voulez aucun spoiler car vous n’avez pas encore le jeu ou ne l’avez pas fini, allez directement à la fin pour la conclusion.

I. Bon jeu ?

Sorti il y a une semaine maintenant, ce jeu nous place dans la peau d’un pirate appelé Edward Kenway, dans les mers des caraïbes dans les années 1700 et se déroule sur plusieurs années. Il nous place également dans la peau d’un illustre inconnu dans le temps présent qu’on ne voit jamais car ces phases de jeu sont en première personne, contrairement au reste où nous sommes à la troisième personne.

Qui est Kenway ?

Kenway est un corsaire anglais voguant dans les Indes occidentales pour gagner de l’or. Du moins au début. On suit sa progression sur plusieurs années de sa vie, commençant par corsaire, puis Templier, pour devenir ensuite pirate pour finir par être partiellement un Assassin tout en restant pirate. Et arrive déjà un premier problème dans ce jeu. Le personnage, charismatique au passage mais …. Oui, il y a un mais, comme je le disais, on le suit sur plusieurs années, plus de six ans de sa vie se déroule sous nos yeux, et on ne s’en rend pas compte. Les évolutions du personnage, de son caractère, de sa vision, évolue très peu durant toute cette histoire et change de vision vraiment qu’à la fin, en à peine quelques jours. Ainsi je n’ai pas réussi à m’attacher au personnage, ce qui est pour moi un défaut, je regardais avec distance et détachement ce qui arrivait à lui, sans me sentir impliqué. Ce qui est bien dommage en sachant que certaines missions jouent justement sur cet attachement.

La première minute de jeu (manette en main) nous amène à tuer un Assassin et à prendre sa place. Ce dernier était un renégat qui était en route pour rejoindre les Templiers afin de livrer une carte qui sera l’élément principal d’une des quêtes secondaires, dont je reparlerai un peu plus tard.

Ainsi on rejoint le lieu de rendez-vous avec les Templiers et l’on en devient un nous-même et l’intrigue avance doucement. Plusieurs éléments sont placés, qui seront les éléments centraux de l’histoire. Les Templiers finissent par découvrir que Edward n’est pas celui qu’il prétend être et se retrouve ainsi à devoir fuir pour survivre, et devient un pirate qui lutte pour devenir riche, et combattre les Templiers. Et ainsi arrive une mécanique de jeu qui est le pilier central du gameplay, le navire appelé Jackdaw.

Jackdaw

Jackdaw, oiseau ayant inspiré le nom du navire 

Le navire d'Edward, le Jackdaw

Le navire d’Edward, le Jackdaw

Sur mer …

Il s’agit de la principale nouveauté du jeu, le Jackdaw. En effet, comme tout pirate qui se respecte, il possède un navire (et non pas un bateau, il y tient !) servant à naviguer et piller. On passe facilement la moitié du jeu sur ce navire, et Ubisoft l’a bien compris, car ils ont tout fait pour rendre le gameplay irréprochable et intéressant. Irréprochable ? Pas complètement, en effet, il peut arriver certains bugs qui viennent légèrement gâcher le plaisir de jeu. Un en particulier qui peut être gênant, c’est la caméra qui s’affole un peu quand on veut viser. Plusieurs fois, alors que je cherchais à viser devant moi, la caméra se tournait pour me faire viser à l’arrière. Sinon les phases sur le Jackdaw sont pas mal, et les combats intenses par moments et l’on se sent vraiment l’âme d’un pirate lors des combats qui débouchent sur des abordages afin de piller les ressources. Ces dernières sont importantes pour le jeu car elles sont la plus grosse source de revenus du jeu, avec la flotte, permettant ainsi d’améliorer le navire afin de le rendre plus puissant et plus résistant ou débloquer de nouvelles fonctionnalités comme la cloche de plongée, de s’acheter de l’équipement ou des améliorations pour le repaire (qui sont anecdotiques, sauf pour le succès/trophée).

En plus des combats, deux fonctionnalités sont proposées, la plongée sous-marine et le harponnage. La première fonctionnalité permet de se faire de l’or facilement, et de gagner des plans pour améliorer un peu plus le Jackdaw et reste très sympathique à jouer, et le deuxième permet de récolter des ressources (comme la peau de baleine) afin de fabriquer des améliorations pour le personnage, tout aussi sympathique que la plongée.

Les missions sur l’eau sont assez captivantes, surtout une où l’on doit naviguer dans une sorte de marécage, avec un certain nombre de virages, peu de places, tout en évitant de se faire repérer, au risque de devoir recommencer du dernier checkpoint.

Les combats navals sont accompagnés d’une musique rappelant clairement Pirates des Caraïbes (ce qui est clairement assumé par Ubisoft, et je vais vous dire pourquoi plus tard) et qui donnent un vrai dynamisme très appréciable. Le tout étant accompagné de beaux graphismes, qui en jettent vraiment. J’ai joué à la version Xbox 360, mais j’ai pu voir quelques images de la version One et PS4, et franchement, à part quelques textures plus détaillées et plus de feuilles dans les arbres, il n’y a pas de différence vraiment importante.

En global, les phases de jeu sur mer sont très plaisantes et le chant des matelots pendant qu’on va d’un point A à un point B augmentent l’immersion et sont agréables à écouter.

… et sur terre

Assassin’s Creed ne se résume pas qu’aux voyages sur mer, mais également à des périodes sur terre, qui restent pour le moins classiques pour la série des AC. On va dans les tavernes pour se battre avec des personnes ivres et ainsi pouvoir y recruter par la suite des nouveaux matelots pour le navire, on y récupère des nouveaux chants, on y ouvre des coffres contenant de l’or, on y récupère des éléments inutiles donc indispensables, comme les fragments d’animus. On saute partout, on court, on escalade, on assassine, mais reste classique, et soumis également à quels bugs, encore de caméra, ou de positionnement du personnage, mais bien moins gênants que la caméra qui s’affole lors d’un combat naval. Et quand je dis moins gênants, c’est une critique (non, je ne demande pas des bugs gênants) car les phases sur terre semblent molles, longues, et l’IA n’aide pas de ce côté-là. Les ennemis font la queue pour se faire tuer, même s’ils sont dix ou vingt autour de nous, il n’y en a qu’un qui attaque à chaque fois, ce qui lasse très rapidement, surtout quand on vient de se faire une bataille navale où plusieurs man o’war (qui sont les navires les plus puissants du jeu après les légendaires) nous tirent dessus sans relâchement, bien décidés à nous couler.

Et les missions sur terre sont longues, trop longues. La moitié des missions, on a droit à un objectif secondaire qui est ‘ne pas prendre part au combat’, donc ne pas se faire repérer, mais c’est tellement long, qu’au final, on y va direct.

Même bilan que pour les phases sur mer, les graphismes rendent très bien et sont agréables à regarder, surtout qu’il n’y a aucun ralentissement ressenti et que la fluidité est en rendez-vous.

Globalement, on peut dire que c’est une bonne phase également, malgré des missions longues et présentant peu d’intérêts, mais malgré tout, il y a un bon gameplay, et comme je le disais, très classique par rapport aux précédents. Petit point positif : Ils ont enfin abandonné l’histoire des mines !!! Franchement ? Un Assassin qui utilise des mines explosives ? Bonjour la discrétion. Le point négatif est la musique, qui ne m’a pas marqué, je ne me souviens même pas si j’en ai entendu ou non, et si oui, elles ne sont pas restées gravées dans mon cerveau, contrairement aux combats navals ou aux précédents opus de la saga AC.

Pendant ce temps, dans le temps présent

Comme tous  les AC, on peut sortir de l’Animus (qui est l’appareil permettant de contrôler le personnage dans le passé, là Kenway) pour se balader dans un lieu du temps moderne et découvrir quelques anecdotes et avoir quelques petites phases de jeu comme le piratage des ordinateurs ou encore récupérer des post-it. Et clairement, tout le temps présent est anecdotique. Il ne se passe pas grand-chose, c’est mou, sans intérêt, clairement là pour dire ‘on l’a fait dans les précédents, on le fait également là !’. Pas de musique, les choses que l’on apprend sont … sans intérêt particulier, et j’en attendais clairement plus, mais j’en parlerai dans la deuxième partie.

L’histoire dans le temps présent est que nous travaillons pour les Templiers (sans savoir qu’ils le sont) et nous récupérons des images grâce à l’Animus pour leur permettre de faire un film sur les pirates appelé ‘Diables des Caraïbes’, ainsi montrant clairement l’inspiration des films Pirates des Caraïbes durant le développement du jeu.

Globalement ? Inutile, et dispensable !

Conclusion de la première partie

Que vaut cet Assassin’s Creed quand on fait abstraction en grande partie des épisodes précédents ? C’est un bon jeu, qui a quelques lacunes, quelques défauts, mais qui n’entachent en rien le plaisir de jeu. Une bonne trentaine d’heures pour finir intégralement le jeu (avec les quêtes secondaires, avec les objectifs optionnels) et environ vingt heures pour la quête principale.

II. Bonne suite ?

Cette partie sera rapide, car j’ai déjà parlé d’une grande majorité du jeu dans le premier point. Beaucoup de spoiler, donc si vous n’avez pas fini AC IV, ou les précédents, passez cette partie.

L’histoire

En règle générale, les AC misent beaucoup plus sur le fond que sur la forme, avec des histoires très intéressantes, allant de surprises en surprises, aussi bien dans le passé que dans le présent, mais pour cet épisode, c’est décevant. L’histoire ne m’intéressait clairement pas, et ce n’est pas faute d’avoir essayé, et les clins d’œil au précédent épisode sont trop insisté. Au début du jeu, Edward devient Templier, comme Haytham dans AC III, et la fin (si vous n’avez pas fini, passez directement au paragraphe suivant) se déroule dans un opéra, comme le début de AC III. Ainsi j’espérai un retournement de situation, où l’on découvre que la personne que l’on assassine dans AC III est en réalité le père d’Haytham, car oui, on découvre à la fin qu’Haytham est le fils d’Edward, et donc que ce dernier est le grand-père de Connor, mais ça n’apporte rien !

De plus, l’histoire est pas franchement recherchée, on ne passe pas de surprise en surprise et on s’attend toujours à ce qui arrive, ce qui est franchement décevant.

Passons l’histoire du passé, car franchement, ce qui m’intéressait plus dans cette épisode, était le présent, car la fin de AC III amène sur ‘la terre est sauvée par la représentante d’une civilisation antique et elle va prendre le contrôle de l’humanité’ et je voulais savoir ce qu’il se passait après, et au final ? Rien, quelques allusions vraiment discrètes à certains moments, donc rien de bien captivant. Le seul point fortement appuyé par l’histoire est ‘Abstergo sont des méchants Templiers capitalistes’, c’est ce que j’ai surtout retenu.

Le personnage

J’ai soulevé une critique précédemment qui est ‘on ne voit pas évoluer le caractère du personnage’, et c’est d’autant plus dommage quand on voit les épisodes précédents, avec Assassin’s Creed II, Brotherhood et Revelations qui développaient Ezio Auditore Da Firenze (qui reste mon préféré) et lui donnaient un véritable caractère, dans Assassin’s Creed II, on le voit passer par plusieurs phases tout au long du jeu, au début il est un jeune coq, ensuite il est animé par la vengeance et on le voit bouillir, et il arrive à un relatif niveau de sagesse à la fin, et dans Brotherhood, on a un Assassin plus posé, tout aussi charismatique, et on s’attache clairement à ce personnage, surtout quand on le voit dans Revelations et qu’il est maintenant plus sage, et que c’est sa quête finale. J’ai vraiment vibré avec Ezio qui avait un vrai caractère à lui et qui le rendait attachant. Connor aussi passe par plusieurs étapes, avec une phase où il est enfant et encore innocent, puis sa jeunesse où il est là aussi animé par la vengeance et qu’il apprend petit à petit le credo des Assassins pour devenir plus posé, plus sage (?), et on finit par s’attacher à lui. qu’Edward, son caractère n’évolue qu’à la fin, il reste en quête d’or durant 90%/95% de l’histoire, et à la fin, il a une prise de conscience, et  je n’ai rien ressenti pour lui, aucun attachement, et c’est dommage car trois ou quatre scènes ne fonctionnent que si on est attaché à lui, comme dans la prison ou la fin, qui est vraiment vue et revue, franchement.

Altaïr

Altaïr

Ezio

Ezio Auditore Da Firenze

Connor

Connor Kenway

Edward

Edward Kenway

Les missions

Assassin’s Creed a toujours eu une durée de vie assez longue, et ce grâce à une histoire travaillée et de nombreuses quêtes annexes qui avaient leurs intérêts. Dans AC III, j’ai senti une grande diversité dans les missions annexes, que dans Assassin’s Creed IV, j’ai eu l’impression de faire encore et encore les mêmes choses. Ce qui est franchement dommage. L’univers était suffisamment riche et coloré pour faire dans la diversité et proposer des choses vraiment intéressantes, et comiques, dans l’esprit Pirates des Caraïbes, car on a même un personnage, j’ai eu l’impression de voir Jack Sparrow.

Conclusion de la deuxième partie

Concrètement, je ne considère pas ça comme une bonne suite. Il s’intègre mal à la série à mon goût et ne fait pas un bel hommage. Il y a un sentiment d’inachevé. Peut-être qu’ils n’ont pas voulu se lancer dans une nouvelle saga comme celle d’Ezio Auditore car il y a la nouvelle génération de consoles, et donc pour éviter de perdre des gens en route ? Je suis passé par 3 états d’esprits avec ce jeu. Avant de l’acheter, une certaine peur de voir quelque chose de mauvais. La première moitié du jeu, où là j’étais complètement dedans et je m’amusais franchement. Et la dernière moitié, donc quand j’ai continué la quête principale, où j’ai vraiment ressenti un ennui profond et j’avais envie que d’une chose, c’est que ça s’arrête ou qu’un truc énorme apparaisse.

Conclusion générale

Malgré la critique assez incisive de la partie II, Assassin’s Creed IV Blackflag est un bon jeu, je n’irai pas jusqu’à excellent, mais c’est un très bon divertissement qui vous prendra un bon nombre d’heures de votre vie. Si vous êtes un inconditionnel des précédents, vous risquez fortement d’être déçu, mais si vous découvrez la série, ou que vous n’étiez pas trop attaché par les précédents, vous pourrez vous amuser. Un épisode sort en 2014, alors espérons que le prochain apportera des réponses à toutes nos questions, ou du moins une partie.

Les points forts :

–          Le gameplay

–          La durée de vie

–          De nombreuses quêtes …

–          L’ambiance nous donne vraiment l’impression d’être un pirate !

–          Un bon jeu … …

Les points faibles :

–          Quelques bugs durant la progression

–          L’IA clairement à la ramasse

–          … qui se répètent trop, exprimant ainsi un manque d’inspiration des développeurs

–          Une histoire dans le passé trop secondaire

–          Une histoire dans le présent qui n’apporte rien.

–          … … mais une mauvaise suite

Si vous lisez ça, c’est que vous êtes arrivés jusqu’à la fin, et dans ce cas, je vous dis bravo, et j’espère que vous aurez apprécié. Je ne suis pas un critique professionnel, j’ai juste exprimé là mon ressenti en tant que joueur et fan de la série.

Alors n’hésitez pas à laisser un commentaire pour donner votre point de vue sur ce jeu ou me faire des critiques, je suis complètement ouvert à ces dernières tant qu’elles sont constructives 😉 .

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Publié le 07/11/2013, dans Jeux vidéos, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

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