[TEST] A new beginning : Vous voulez un peu de morale écologique ?

A-New-Beginning-Final-Cut

Replaçons le contexte de la sortie de ce jeu. L’accident de Fukushima est arrivé le 11 mars 2011, ce jeu est sorti le 4 février 2011. Providence ? Je ne sais pas. Peut-être que ce sont les petits gars de chez Daedalic qui ont provoqués l’accident pour appuyer leurs propos ? Pourquoi je parle de Fukushima ? Je l’expliquerai dans la partie du test dédiée au scénario.

Ce jeu a donc été réalisé par Daedalic, les mêmes qui sortiront un an et des poussières plus tard le premier Déponia. Il s’agit toujours d’un jeu de Point & Click dans une ambiance beaucoup moins humoristique que Déponia ou Les Chroniques de Sadwick (sortit une petite année avant et par le même développeur). A new beginning au contraire nous place dans une histoire liée au nucléaire et ses dangers, l’inactivité de l’homme et d’éventuelles ( ?) énergies alternatives.

Ce jeu fait l’exact inverse de Assassin’s Creed IV, j’étais très peu emballé par le jeu pendant la première moitié et ensuite l’intérêt est arrivé à partir de la deuxième moitié.

I. Le scénario

2500, la terre est ravagée suite aux changements climatiques. Il ne reste qu’une poignée d’humains sur terre qui vivent dans des bunkers souterrains pour survivre. Une éruption solaire est sur le point d’arriver, risquant d’exterminer les dernières traces d’humains. Alors est décidé de lancer la mission Phoenix : renvoyer dans le passé des humains pour empêcher les humains de détruire l’écosystème de la planète. Le jeu se déroule sur une semaine, dans trois lieux de la terre, la Norvège (il me semble), un lieu au milieu de la mer et finalement au brésil.

La centrale nucléaire du brésil

La centrale nucléaire du brésil

J’ai toujours eu du mal avec les médias qui tentent de faire une morale écologique en montrant le pire mais qui ne proposent rien ou pire, qui proposent des solutions alternatives mais qui sont impossibles à mettre en place. Et c’est ce qui a rendu cette première moitié de jeu si difficile pour moi, car c’était juste ‘’Regardez ! Si on continue d’utiliser les énergies polluantes, le monde court à sa fin !’’.  Mais vers la moitié, l’histoire devient vraiment intéressante avec des complots qui se forment, des retournements de situation qui donnent intérêt à l’histoire.

Vous mangerez bien un peu d'écologie ?

Vous mangerez bien un peu d’écologie ?

Paris dans un cyclone destructeur.

Paris dans un cyclone destructeur.

Sans spoils, le scénario tourne autour du nucléaire qui risque de tout détruire et l’héroine cherche un scientifique du nom de Svensson pour produire une énergie renouvelable utilisant les algues. Energie tellement puissante qu’elle permet de remonter dans le temps.

Après, le scénario est la force de ce jeu, mais il reste très classique malgré tout, avec ‘’la pollution c’est mal’’ ou ‘’les capitalistes sont des méchants’’ et aussi ‘’les écolos sont les gentils’’. Mais il a un petit quelque chose qui fait qu’on ne ressent pas le classicisme. Et alors que le début du scénario est long, vraiment long, la deuxième moitié s’enchaîne,  et c’est vraiment plaisant.

II. Les personnages

Comme je le dis depuis toujours, l’attachement aux personnages est important, surtout avec un scénario qui tourne autour d’eux. Et sur ce jeu, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, faute à des dialogues qui peuvent se montrer à certains moment vraiment creux, des doublages sans convictions et quelques fois complètement différents du sentiment qui devait être exprimé. Vous ne me verrez que rarement me plaindre du doublage français, du fait que je joue le plus possible avec les doublages en VO pour éviter justement d’avoir les oreilles qui saignent. En parlant de français, les sous-titres sont à certains moments dérangeants, du fait qu’ils ont été à certains moments mal traduits par rapport à ce que le personnage dit, ou alors tandis que la héroine parle avec la même personne, elle passe tu tutoiement au vouvoiement. Malgré tout, ce n’est pas dérangeant du fait que ces petits défauts sont vraiment partiels.

Bent Svensson, le scientifique, à gauche (premier personnage jouable) et Fay, qui vient du futur (deuxième personnage jouable) à droite

Bent Svensson, le scientifique, à gauche (premier personnage jouable) et Fay, qui vient du futur (deuxième personnage jouable) à droite

Je parlais de l’héroine, et elle est vraiment énervante, c’est clairement l’idéaliste qui rêve d’un monde meilleur en faisant plaisir à tout le monde. Salvador, lui, c’est le cliché du mec qui doit tuer tout le monde pour accomplir sa tâche. Le scientifique, tout lui tombe dessus mais il retrouve intérêt en ses recherches et en sa technologie.

III Le gameplay et les graphismes

Le gameplay, il reste très rigide, comme dans Deponia mais n’est pas des plus gênants. Le principal dépaysement dans ce jeu c’est l’interaction avec les objets. Dans Deponia, quand on veut observer un objet, on clic droit, quand on veut faire une réelle interaction, un clic gauche, et pour voir l’inventaire, on utilise la molette. Tandis que A new beginning, pour toutes les interactions, il faut rester appuyé sur le bouton gauche et ensuite sélectionner l’action voulue.

Quant aux graphismes, ils sont comme Deponia, ils sont juste magnifiques, dessinés d’une façon détaillée et belle, un vrai travail d’artiste(s). Et c’est vraiment tout ce que j’aurai à dire sur ça. Il y a une véritable ambiance dans chaque tableau et la musique est également superbe, mettant des ambiances parfaites. Sur ça, rien à redire.

Nouvelle discipline Red Bull : Remonter une cascade sur le pont de San Franscisco

Nouvelle discipline Red Bull : Remonter une cascade sur le pont de San Franscisco

Dernier point, les cinématiques sont bien faites, sous format de planche de bande dessinée, ce qui ajoute à l’ambiance générale du jeu.

Les cinématiques sont bien faites

Les cinématiques sont bien faites

Conclusion générale

Ce test est vraiment court, car au final, je n’aurai pas eu grand-chose à dire sur ce jeu.  Contrairement au test sur Deponia, je ne parle que d’un jeu, et non d’une trilogie, et contrairement à ACIV, je ne fais pas deux analyses sur ce jeu. Malgré quelques points sombres, le jeu est vraiment bon. Il prend son temps pour se lancer et le scénario une fois bien lancé est vraiment génial. Les personnages sont fades, mais le jeu joue très peu sur l’attachement à ces derniers, ce qui n’est pas dérangeant. La musique est géniale, et l’ambiance bien mise avec des tableaux vraiment magnifiques.

Clairement, si vous aimez les Point & Click, ce jeu est pour vous !

Points forts

-Les tableaux sont magnifiques

-Les musiques sont très bien faites et bien placées

-Un scénario qui tient en haleine …

-Une fin ouverte qui nous fait se poser des questions

Points faibles

-Des personnages peu attachants et à certains moments énervants

-… mais qui est long à démarrer

-Une interface peu intuitive

-Une morale écologiste

Publicités

Publié le 17/11/2013, dans Jeux vidéos, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :