[TEST] Banished : Anno, sans îles, et plus dur

Les jeux de gestion/simulation/city-builder, ça foisonne, Anno, Sim City, Cities XL et j’en passe, et on a eu droit à tous les lieux, monde fantastique, autres planètes, la terre tout simplement, et à différentes époques, passé, futur, présent, et il y en a qui sont bons, Cities XL, Anno, et des moins bons.

Avant de parler du jeu d’aujourd’hui, je vais un peu revenir sur le genre de City Builder. Le genre est né en 1989 avec le tout premier Sim City, inventé par Will Wright qui a eu cette idée en créant des jeux vidéo. En travaillant sur les graphismes d’un jeu, il s’est rendu compte qu’il s’amusait plus à créer les univers plutôt que de jouer dans cet univers, et il s’est dit ‘’plutôt que d’amener les joueurs à vivre des aventures dans un univers, et si on lui donnait les outils nécessaires pour modéliser son univers comme il l’entend ?’’, et Sim City est né en 1989.

L'inventeur de Sim City lors d'une conférence en 2010

L’inventeur de Sim City lors d’une conférence en 2010

Le jeu est sortit deux ans après la création de Maxis que Will Wright a cofondé, connu pour Sim City, Les Sims, Spore et un nouveau jeu qui devrait sortir dans l’année. Maxis fut racheté par Electronic Arts et le très célèbre jeu Les Sims sortit quelques années plus tard, de l’idée de Will Wright, avec le commentaire de Jeff Braun, cofondateur de Maxis qui va bien :

‘’He wants to do an interactive doll house? The guy is out of his mind. Doll houses were for girls, and girls didn’t play video games.’’

‘‘Il veut faire une maison de poupée interactive ? Ce gars est fou. Les maisons de poupées sont pour les filles, et les filles ne jouent pas aux jeux vidéo’’

Revenons-en au City Builder, Sim City est le créateur du genre, mais n’est pas le seul sur ce marché. De nombreux jeux par la suite sortirent, cherchant à rivaliser directement avec Sim City comme Cities XL, City Life, ou changeant d’univers, comme Stronghold de 1993, se plaçant dans l’univers Dungeons & Dragons, ou bien Anno, qui se plaçait dans ses premiers épisodes au moment de la découverte des Amériques, puis dans le futur avec son dernier épisode. Il y en a pour toutes les sauces, et tout le monde peut y trouver son bonheur.

Ainsi qu’est-ce qu’un City Builder ? Comme son nom l’indique, il s’agit d’un jeu dans lequel il faut gérer un peuple, en lui créant des infrastructures pour qu’il puisse se nourrir, travailler, se divertir, tout en gérant de nombreuses contraintes telles que le terrain et les ressources. J’ai réduit ma définition au plus clair et simple, car là encore, selon le City Builder, ce n’est pas toujours vrai.

Pendant de nombreuses années, il n’était pas risqué de dire que Sim City restait le maître du genre, mais depuis la sortie du dernier, Cities XL semble être devenu la référence de cette décennie, pour l’instant.

Mais ce n’est ni Sim City, ni Cities XL qui nous intéressent aujourd’hui, mais bien Banished. Ce jeu, développé par Shining Rock Software, qui est composé d’une seule personne. Vendu en DRM-Free sur le site officiel, ou GOG pour 19.99 $ (soit 14 euros) ou 18 euros sur Steam …

Vous plaçant dans une contrée inconnue, votre objectif sera de faire survivre un peuple en lui apporter des maisons pour se loger, des outils pour travailler, des matériaux pour construire, de la nourriture, de quoi s’habiller et se chauffer, et vous allez en passez des heures à trouver le bon équilibre.

Un gameplay simple …

Les City Builders sont réputés pour être bourrés de fonctionnalités, leurs systèmes d’évolution, de recherche, la gestion de l’argent et ses ressources, avec tous les graphiques qui vont bien pour gérer tout ça, et bien là, vous réduisez au strict minimum : pas de système d’évolution ni de recherche, pas de gestion d’argent, gestion de ressources, mais avec un nombre limité de ressources différentes, aucun graphiques, et ça va vous faire drôle si vous êtes habitués aux jeux que j’ai cité un peu plus haut.

Rien qu’au tutoriel, on le voit clairement qu’il y a peu de choses différentes à gérer, six tutoriels de 5/6 minutes chacun vous permettent de connaître toutes les bases pour vous lancer dans l’aventure. Car effectivement, il y a peu de choses, comme je disais plus haut, il y a peu de ressources différentes à gérer, bois, bois de chauffage, nourriture, outils, vêtements et deux ou trois éléments importants à la survie de votre peuple.

Les champs vont vite prendre de la place pour vous permettre de nourrir votre peuple

Les champs vont vite prendre de la place pour vous permettre de nourrir votre peuple

Vous avez également très peu de bâtiments différents, et votre peuple grandit, mais ne changera pas de ‘’catégorie sociale’’ comme dans un city builder classique, vous n’aurez pas des riches qui arriveront, ça reste des paysans. Vous pouvez les éduquer pour qu’ils soient plus productifs, mais rien de plus. Les seuls bâtiments seront vraiment pour combler les besoins directs de votre peuple, il n’y a pas d’éléments de décoration, tout a une réelle utilité, ou presque.

Vous ne passez pas dix minutes par bâtiments à vous demander ce qu’il fera, et ainsi vous pourrez vous concentrer sur la gestion de vos ressources qui seront vraiment limitées.

Comme tout city builder, votre objectif est d’augmenter votre population et combler ses besoins, et là vous allez commencer à criser.

… mais diabolique

Car oui, votre peuple grandit, et avec ça, les besoins augmentent, et plus ils augmentent, plus vous devrez construire de fermes, de quoi produire des outils, de quoi créer des vêtements, du bois, de la pierre, du fer, et vos ressources sont vraiment limitées, ce qui vous amènera à réfléchir à chacune de vos actions pour savoir ce que vous allez faire, si vous pouvez le faire, si vos ressources vont être suffisantes, si ça va détruire votre équilibre actuel.

C'est bientôt la fin pour mon peuple ... L'équilibre est brisé

C’est bientôt la fin pour mon peuple … L’équilibre est brisé

Simple mais efficace, c’est sûr, le gameplay propose peu de choses, mais il faut garder à l’esprit toutes ces choses pour réussir à faire survivre votre peuple, qui s’il ne meurt pas de faim meurt de froid, et quand votre peuple commence à mourir, c’est la descente en enfer. Car moins vous aurez de peuple, moins vous aurez besoin de nourriture, de vêtements et de feu à brûler, mais moins vous aurez de personnes pour en produire, et ainsi ça continuera jusqu’à trouver un équilibre sensible et repartir lentement.

Oui, mais encore ?

Voilà, j’ai fait le tour du jeu … et c’est peu ! Pas de campagne, peu de bâtiments, peu de ressources, autant dire que vous tournerez vite en rond, car les fonctionnalités sont très limitées et vous aurez ainsi vite fait le tour du jeu.

C’est son principal défaut, le manque de contenu. Vous avez peu de choses à faire, dans un sens, c’est cohérent, votre peuple, en s’appuyant sur le titre, semblent être des bannis qui s’installent quelque part pour vivre, il est logique de ne pas avoir des bâtiments très évolués, mais malgré tout, ça laisse une sensation de vide, en espérant que du nouveau contenu arrive.

Au niveau des graphismes, c’est pas mal, sans plus, j’ai vu pire, donc pas grand-chose à dire dessus. Par contre, la musique dans le jeu est plus que discrète, voir quasi-inexistante, ce qui pour le coup n’est pas dérangeant plus que ça, permettant ainsi de se concentrer sur le cœur du jeu.

Conclusion

Ce jeu est bon, mais incomplet à mon goût. En effet vous aurez plein de choses à gérer, avec l’augmentation de votre population, qui amène à produire plus de nourriture, qui amène à devoir produire toujours plus, et ne pas toujours pouvoir avoir les ressources nécessaires. Je reproche au jeu de proposer une expérience un peu limitée par le nombre de bâtiments différents, à toujours faire les mêmes choses, mais vous passerez des heures à trouver l’équilibre entre la production et la consommation, et vous vous creuserez les méninges. En clair, si vous aimez devoir gérer de nombreuses contraintes en même temps, ce jeu est fait pour vous, mais si vous êtes du genre à aimer travailler sans trop rencontrer de difficultés, passez votre chemin, car vous allez clairement pleurer.

Peut-être que dans les prochaines mises à jour, le jeu se verra doté de nouvelles fonctionnalités, même s’il ne faut pas trop espérer, le développeur ayant clairement annoncé sur son site qu’il voulait, malgré de nombreuses idées d’extensions pour son jeu, créer d’autres jeux.

Points forts :

Un gameplay simple mais exigeant

-De nombreuses heures pour comprendre comment bien gérer notre ville

Points faibles :

– Pas assez de bâtiments

– Très dur

– On tourne vite en rond

Merci à tous à et toutes pour avoir lu ce test, comme vous avez pu remarquer, j’ai réduit un peu le rythme de mes tests, maintenant c’est 1 test tous les 15 jours, et je pense que c’est un bon rythme afin de me laisser le temps de tester les jeux et d’écrire un test dessus, surtout qu’actuellement, c’est un peu vide il faut l’avouer.

Comme d’habitude, vous pouvez me suivre sur twitter pour avec des news ou savoir quand un nouveau test arrive.

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Publié le 23/02/2014, dans Jeux vidéos, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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